Hommage à notre amie Denise Ferry

Hommage à notre amie Denise Ferry

DENISE FERRY

Nous avons l’immense tristesse de vous informer que notre amie Denise Ferry  nous a quittés hier en ce samedi 31 août,jour doublement dédié à la Vierge Marie  puisque fête de Marie médiatrice.

Tous les deux nous laissent un éblouissant témoignage de courage et de foi et nous pouvons rendre grâce pour ce magnifique abandon à la volonté de Seigneur.

Soyons assurés de fruits multiples pour leur famille et pour Notre Dame des Ailes douloureusement touchée cette année avec la mort soudaine de notre trésorier le général Jean Yves Colinet.

Homélie pour les obsèques de Denise Ferry

Notre-Dame de Senlis

Vendredi 6 septembre 2019

 

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (4, 13-18)

Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.

Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis. Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord. Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire.

                                

Psaume 26

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;

de qui aurais-je crainte ?

Le Seigneur est le rempart de ma vie ;

devant qui tremblerais-je ?

 

J’ai demandé une chose au Seigneur,

la seule que je cherche :

habiter la maison du Seigneur

tous les jours de ma vie.

 

Écoute, Seigneur, je t’appelle !

Pitié ! Réponds-moi !

C’est ta face, Seigneur, que je cherche :

ne me cache pas ta face.

 

Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur

sur la terre des vivants.

« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 1-12)

 

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux !

 

Homélie

 

Chers Michel, Christine, Laurent et Olivier, vous avez choisi pour notre célébration autour de Denise des paroles qui expriment bien le plan d’amour de Dieu pour nous en son Fils bien bien-aimé Jésus Christ !

Ce plan d’amour de Dieu, le projet de son cœur qui subsiste d’âge en âge, c’est de toute éternité la Vie.

 

Lui, le Père par excellence, nous a voulus par amour car Dieu est amour.

C’est ce que nous disait la première encyclique du pape Benoît XVI « Deus Caritas est ».

 

Et d’abord, Dieu EST. C’est même son nom, celui par lequel il se révèle à Moïse. Il est, il était et il sera. Amour. De toujours à toujours.

Et ce n’est pas à vous qui avez si bien connu Denise que je vais apprendre que l’amour se donne ! C’est aussi ce que nous avons pu découvrir, nous qui avons eu le bonheur de la côtoyer ; sa bienveillance, sa joie et son ouverture aux autres, en même  temps que sa discrétion et son humilité, son courage dans l’épreuve, offrant ses terribles souffrances pour la conversion des pécheurs et son abandon à la volonté de Dieu, son sauveur.

Alors :

« Nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance – avons-nous entendu dans la première lecture – au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort » ; en effet si nous ignorions la Parole de Dieu, autrement dit la Vérité, nous pourrions être « abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui. Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire. »

« Dieu n’a pas fait la mort, nous dit le livre de la Sagesse : Il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie : on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir. La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre, car la justice est immortelle.
Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité, il a fait de lui une image de sa propre identité. C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde ; ils en font l’expérience, ceux qui prennent parti pour lui. »

Pour bien comprendre et se remettre les idées au clair :

Avant la création du monde visible qui remonte d’après les scientifiques à environ 13,820 milliards d’années, Dieu, Père, Fils et Esprit Saint avait déjà formé ce projet d’amour : la création de l’homme et de la femme au sommet de l’univers pour vivre éternellement de sa vie d’amour et de plénitude. C’est dire qu’il n’y a rien au-dessus. Ce n’est pas la cerise sur le gâteau, c’est le projet unique de Dieu, auquel tout est subordonné, l’univers visible et l’univers invisible qui est une réalité même si nous ne le voyons pas. C’est ce que nous confessons dans le Credo de Nicée Constantinople.

Et naturellement, l’univers invisible existe avant l’univers visible que l’on peut essayer de dater. C’est notamment celui des anges, des principautés et dominations dont parle Saint Paul (Ep 6,12) et qui donc ont été eux-mêmes créés pour louer Dieu et nous servir en nous conduisant à l’aimer en servant notamment ceux de nos frères qui en ont le plus besoin.

Le drame, c’est que, dans leur liberté, certains, par orgueil, ont rejeté, ont refusé ce plan et ne veulent pas que l’homme vive ! Attention : Les créatures célestes n’ont pas sur nous la supériorité mais la primauté, ce qui n’est pas la même chose !

C’est ce que nous révèle le Livre de la Genèse où on voit très bien que le père du mensonge essaie dès le début de tromper la femme qui va, ainsi que son mari, se laisser tenter et désobéir à Dieu qui a pris le soin de les mettre en garde pour les protéger.

La conséquence est dramatique. La mort est entrée dans le monde. Non pas comme punition mais comme conséquence. Si vous sortez un poisson de l’eau, il ne peut pas vivre. Si nous sortons de l’univers de Dieu, nous pouvons avoir l’air d’être vivants, en réalité nous sommes morts. La loi du Seigneur est parfaite nous dit le psalmiste. Pas besoin du 49-3 !

Dieu qui est Père avant tout – c’est là aussi ce que nous affirmons dans notre profession de foi (« Je crois en Dieu, le Père – Tout-Puissant – Créateur… ») –  a un cœur de père et ne peut se résoudre à la mort de son enfant. Alors il va donner tout ce qu’il peut donner, càd lui-même pour que nous ayons à nouveau la Vie, la Vie éternelle qu’il a voulu de toute éternité pour nous, dans la demeure qu’il nous a préparée.

On a parfois un peu tendance à s’habituer à ce fait, à trouver finalement tout ça très normal quand on n’y est pas indifférent mais avant d’expirer sur la Croix, le Fils de Dieu n’a pas seulement prié le Père pour ceux qui le crucifaient, mais pour chacun de nous.

Et de son cœur transpercé jaillit la Vie, tout l’amour qu’il veut encore donner.

Enfin, Marie n’est pas seulement au pied de la Croix au Golgota, elle nous a été donnée pour Mère, elle est Mère de Dieu, Mère de l’Eglise et Mère de tous les hommes et intercède constamment pour nous.

Denise et Michel, vous avez avec elle vécu intensément l’angoisse et la  douleur mystérieuse qui vont ont mystérieusement associés à la Croix. Nous savons avec certitude que Marie dont c’était précisément la fête samedi dernier, Marie médiatrice, intercédait puissamment pour vous et attendait Denise pour la conduire dans la pleine et définitive bienheureuse vision du Seigneur.

Que Notre-Dame qui est ici chez elle, que Notre-Dame des Ailes dont vous faites partie vous console et veille sur vous et sur nous !

Amen.

Jacques Yvert, diacre permanent +

 

 

 

 

 

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