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L'édito par André Garnier

Joyeuses fêtes !

Qui n’a pas été au moins un peu interloqué par ce subtil glissement sémantique qui a succédé au traditionnel “joyeux Noël et bonne année” ? On passerait presque sur la disparition du “joyeux Noël” : on commence à être habitué à cette laïcité galopante qui évacue toute connotation religieuse, fut-elle ancrée en France depuis deux millénaires. Mais évacuer “bonne année” pour “joyeuses fêtes” ? Que sont de joyeuses fêtes? Une occasion supplémentaire de faire chauffer la carte de crédit dans les centres commerciaux ? Se coller entre amis une bonne cuite et une solide indigestion ? Se réjouir d’un tas de cadeaux plus ou moins indispensables, mais joliment emballés? Se payer une dépaysement à sensations pendant les vacances ? “Bonne année”, à défaut de formuler des souhaits bien précis, sous-entendait que le vrai bonheur s’inscrit dans le quotidien et dans la durée. Le fond est parti, reste… le rite. Et encore : combien de municipalités ont-elles été tentées de faire des économies sur les illuminations de fin d’année ? Avant de mesurer à quel point le moral des concitoyens y était sensible…

Le rite : “Ensemble des règles et des cérémonies qui se pratiquent dans une Église particulière, une communauté religieuse ; Manière d’agir propre à un groupe social ou à quelqu’un, qui obéit à une règle, revêt un caractère invariable” (extraits du Larousse en ligne). Où l’on voit bien que le rite est immanquablement associé au religieux, au sacré, ce qui structure la société, ce qui est au-dessus des individualités humaines et de leur somme.

Dans notre monde occidental qui semble perdre ses repères à grande vitesse, la tentation est très forte de voir dans les rites, dans le sacré, la solution à tous nos problèmes de société. Au sein de l’église catholique, c’est la place et la forme de la liturgie qui fait débat parfois sur des modes orageux et clivants. Mais le rite est-il le fond du problème?

L’histoire de l’humanité est façonnée par les rites propres à chaque tribu, à chaque groupe social. Chaque être humain, chaque groupe d’êtres humains s’est forgé ses propres règles qui lui sont autant d’outils indispensables pour faire face de manière construite et cohérente à l’existence : en interne pour régler les rapports entre les membres ; en externe pour régler les rapports avec le divin, qui prenait en général (à l’exception singulière du peuple hébreux) la forme des éléments naturels, bien au delà de la compréhension des hommes de l’époque. La confusion des genres permettait sans doute de s’affranchir de bien des problèmes de police pour faire respecter les règles de vie en société !

Le rite préexiste donc à l’avènement du christianisme, la liturgie aussi. Mais le rite est un authentique mercenaire, il sert celui qui l’utilise au mieux, et pas forcément pour les fins les plus avouables. Certes, l’église primitive a recyclé avec beaucoup de succès certaines fêtes païennes qui sont devenues celle de Noël ou celle de Pâques : après tout, pourquoi pas, il y a une réelle logique derrière. Mais les pouvoirs temporels et spirituels au cours des âges se sont très souvent servis de ces mêmes rites pour manipuler des populations crédules. Dans le domaine de la foi chrétienne, peut-on nier que la Réforme, qui a suscité la Contre-réforme, a été particulièrement salutaire ? Et les terribles révélations plus ou moins récentes autour de certaines communautés nouvelles comme de l’église diocésaine soulignent que la confusion n’est pas derrière nous… L’État a-t-il des leçons à donner ? L’Allemagne nazie, la Russie soviétique, la Révolution française ont toutes cherché à s’accaparer le sacré pour mieux asservir le bon peuple. La laïcité à la française est-elle exempte de tout soupçon ? L’État français ne se verrait-il pas comme un grand inspirateur de valeurs ? Pauvres valeurs de la France quand celle-ci renie ses racines chrétiennes : un plus petit dénominateur commun, voire une pente dangereuse… Non, décidément, il faut revoir cette relation aux rites.

Et nous, en quoi croyons-nous ? En des valeurs ? Bien mieux que cela : au Christ, Dieu fait homme. Tellement plus simple et en même temps tellement plus ambitieux qu’un système de valeurs ! Voilà véritablement quel est l’aune de nos rites, de notre sacré : nous montrent-ils le Christ, nous Le donnent-ils à comprendre, à aimer, à suivre ? Et pour cela, quelle place donnent-ils à Ses actes et à Sa Parole ? 

Le Christ n’a été qu’actes et paroles. Ses rites étaient ceux de son peuple. Il nous a laissé le Notre Père (en araméen, pas en latin…) et a institué l’Eucharistie. Le reste c’est l’Eglise, plus ou moins inspirée par l’Esprit Saint. Alors, prions l’Esprit Saint pour que nos liturgies soient un lieu d’éducation, de discernement et d’élévation, qui amènent au Christ le plus grand nombre d’âmes. Et si nos sensibilités si diverses ne nous permettent d’y arriver par le même chemin, qu’au moins elles nous disent sérieusement quelque chose de l’unité à laquelle nous sommes tous appelés en Lui.

Au calendrier liturgique

 

  1er janvier : Fête de Marie Mère de Dieu et journée mondiale de la Paix

   « Il est Dieu, né de Dieu, (…), vrai Dieu, né du vrai Dieu, 
Engendré, non pas créé, (…) il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme. »

   C’est ce que nous proclamons dans notre Credo ; ce que souligne également Saint Paul : « Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » – Ga 4, 4.

Marie, mère de Jésus, est vraiment mère de Dieu. C’est ce que nous rappelle cette solennité1.

   « Accueillir la Mère dans sa vie n’est pas un choix de dévotion, mais une exigence de foi », a expliqué le Pape François. « Si nous voulons être chrétiens, nous devons être mariaux », a-t-il répété en citant une homélie prononcée par saint Paul VI lors d’une visite  pastorale en Sardaigne, en1970.

1 Initialement fixée au 11 octobre, la fête de Marie Mère de Dieu fut reportée au 1er janvier après Vatican II.

 

 La journée mondiale de la paix a été instituée le 1er  janvier 1966 par le Pape Saint Paul VI pour signifier que l’Église catholique désirait « consacrer aux intentions et aux résolutions de la paix une célébration particulière le premier jour de l’année civile ».

En ce temps où les nuages menaçants de la guerre obscurcissent les espoirs de Paix, confions-nous à Marie, Mère de Dieu et Reine de la Paix :

« C’est une heure sombre, Mère. Tu souffres avec nous et pour nous en voyant tant de tes enfants éprouvés par les conflits, angoissés par les guerres qui déchirent le monde (…) Tu as confiance en Dieu. Tourne ton regard miséricordieux vers la famille humaine qui a préféré Caïn à Abel. Intercède pour notre monde en danger et dans la tourmente. Apprends-nous à accueillir et à prendre soin de la vie, de toute vie humaine et à rejeter la folie de la  guerre qui sème la mort et détruit l’avenir. Mère, seuls, nous n’y arriverons pas. Mère, ouvre des fenêtres de lumière dans la nuit des conflits. Mère, toi, Reine de la paix, répands en nos cœurs l’harmonie de Dieu. »

– Pape François, le 1er janvier 2024

Implorons son intercession en faveur de tous ceux qui subissent la guerre, les persécutions et les intimidations en Ukraine, au Moyen Orient, au Nicaragua, en Birmanie, en Inde, en Chine, dans plusieurs pays africains : Nigeria – où plus de 170 chrétiens ont été massacrés au moment de Noël – Burkina Faso, Cameroun, Soudan…

« Heureux les artisans de paix car ils seront appelés fils de Dieu ». – Mt 5, 9

Année de la prière

 

 Le pape François a choisi de consacrer l’année 2024 à la prière et il nous engage à approfondir notre relation avec Dieu et à (re)découvrir la puissance de la prière. Nos situations personnelles, familiales, professionnelles tout comme l’actualité religieuse,  politique ou internationale ne manqueront pas de nous inspirer de multiples moments de prière.

  « Le désir de Dieu est inscrit dans le cœur de l’homme, car l’homme est créé par Dieu et pour Dieu », explique le Catéchisme de l’Eglise catholique n. 27. « Cette attraction vers Dieu, que Dieu lui-même a placée dans l’homme, est l’âme de la prière », précise Benoît XVI.

   La prière est avant tout un dialogue personnel, intime,  confiant avec Dieu qui nous aime et qui est présent H24 à nos côtés. Il nous suffit d’être à son écoute et d’ouvrir notre cœur pour discerner la volonté de Dieu et de nous laisser changer par Lui pour pouvoir nous y conformer.

« Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » – Ap 3 , 20

On peut donc prier à toute heure, en tout lieu, seul ou à plusieurs pour louer, remercier, demander.

« Plonge-moi dans ta rivière d’amour,

Plonge mon esprit dans les profondeurs de ta joie.

Inonde le désert de mon âme par la douce pluie du ciel.

Mon âme est rafraîchie, quand ton onction m’envahit.

Je suis restauré guéri, quand ton onction m’envahit. »

Texte de Chris Bowater

JEM589. Plonge-moi dans ta rivière

© 1995 Sovereign Music UK/LT

Cependant, il n’est pas toujours évident d’entrer dans la prière.

Pour nous y aider :

https://fr.aleteia.org/2023/12/28/loutil-indispensable-pour-lannee-de-la-priere/?utm_campaign=EM-FR-Newsletter-Daily-&utm_content=Newsletter&utm_medium=email&utm_source=sendgrid&utm_term=20231230

google-site-verification: googlefc8191ee3650582c.html

 

 

Une Minute avec Marie!

La petite Vierge de Nazareth a une place exceptionnelle dans le plan de salut de Dieu : son destin unique dans l'histoire de l'humanité est annoncé depuis les origines et son œuvre se poursuit jusqu'à la fin des temps.

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