Association Notre Dame des Ailes
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L'édito par André Garnier
De l’impuissance
Je sèche lamentablement sur le billet du président : aurais-je déjà tout écrit ? Je m’étais fixé comme principe d’éviter des tirades qui ne s’inspiraient pas au moins d’un peu de vécu, mais là, rien, le désert, ou des redites…
Pour ne rien arranger, se profile à l’horizon l’assemblée générale 2026, et cette année encore, qu’allons-nous inscrire au bilan ?
En attendant l’inspiration, je nettoie ma boîte courriel et j’en profite pour parcourir en diagonale les flux d’informations reçus ces dernières semaines : budget de l’État, crise agricole autour du Mercosur, emprise croissante du narcotrafic, conflit en Ukraine, intervention américaine au Venezuela, prétentions américaines sur le Groenland, guerre en Iran, frappes contre le Hezbollah, faits divers en France, campagne des municipales…
Je suis frappé, et c’est très clair s’agissant du budget de la France et de la posture européenne vis-à-vis des crises internationales : comme le diagnostiquent bon nombre d’experts en géopolitique, nous assistons à un retour sensible des impérialismes, et quelque part, à une montée des extrêmes. La France, l’Europe, le monde avait cru, pendant au moins une bonne décennie, que toutes les planètes étaient alignées : le niveau d’éducation global croissait, l’économie se portait bien, la modération l’emportait, la démocratie devenait le modèle unique vers lequel, bon an mal an, tout convergeait ?
Et là, dans nos sociétés européennes comme à l’international, rien ne va plus : les gens bien éduqués et policés, qui pensent comme il faut et qui nous gouvernent, qui ont établi des contrepouvoirs et des normes de partout afin d’éviter que le Mal s’infiltre (et qui ont laissé filer le déficit…), se voient soudain débordés sur les ailes et se retrouvent (un peu comme moi devant mon édito…) : impuissants !
Le Mal, ici, qu’est-ce que c’est ? C’est le pouvoir pour le pouvoir, décérébrer le peuple pour mieux l’assujettir, le maltraiter pour mieux se faire craindre. C’est Lucifer qui se dresse contre Dieu et son dessein d’amour. Et le Bien ?
En ce temps de Carême, au travers de quelques épisodes de la vie du Christ, l’Évangile nous rappelle ce qu’est le Bien : c’est Jésus lui-même, le chemin, la vérité et la vie. Il met sa puissance au service de l’homme au travers de multiples pardons et guérisons : conception de la puissance en totale opposition avec celle des puissants de ce monde, qui voient bien venir le danger pour leur propre pouvoir. Il révèle aussi cette conception dans un épisode particulièrement lourd de sens : le lavement des pieds de ses disciples. « Celui qui veut être grand parmi vous sera votre serviteur » (Mc, 10, 43).
Mais cette puissance-là, à l’aube du vendredi, fait le choix de s’incarner dans l’impuissance : Jésus est livré à ses bourreaux, et marche librement vers sa mort sur la croix : « ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne ». La puissance de ce monde semble triompher, mais elle vacille le troisième jour : « Il est ressuscité ; il est VRAIMENT ressuscité ! ». La Vie a vaincu la mort.
Ce monde a-t-il changé ? Pas encore. Mais cinquante jours plus tard, comme promis, la puissance de Dieu déferle : l’Esprit Saint répand ses dons sur les disciples. La puissance de la Parole est à l’œuvre, plus rien ne l’arrêtera. Quand le Mal semble triompher, l’Esprit souffle encore d’où Il veut, quand Il veut, où Il veut. Comme une brise légère.
Il souffle sur des peuples qui serrent les dents et se serrent les coudes ; sur des dirigeants qui réussissent à dépasser les calculs politiciens pour mouiller leur chemise au service de ce peuple ; sur des acteurs qui volent au secours ; sur des soldats et des policiers qui ne cèdent ni à la haine ni à la violence ; sur des catéchumènes qui cherchent Dieu.
Et nous, pauvres impuissants englués dans notre devoir d’état, qui ne vivons pas sous les tirs ou les bombes , ni le fusil à la main ? Il nous reste le discernement, la prière, le rayonnement. C’est si peu. C’est peut-être énorme. Dieu seul sait. Seigneur, j’ai confiance en toi.
André Garnier, Président.
Au Calendrier Liturgique
24 mai : Dimanche de la Pentecôte
« Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » – Jn 14, 26
Le jour de la Pentecôte, l’esprit de Dieu, promis par Jésus descend sur la maison où sont réunis les disciples ; évènement décisif par lequel l’Église est définitivement établie : baptisés dans l’Esprit, nous vivons désormais en Dieu, par Lui, avec Lui et en Lui…
Pour que ton règne vienne !
Je crois, Jésus, que Tu reviendras dans la gloire et que ton règne n’aura pas de fin.
Dans un commentaire de Jn 14, 19-26, le Père Jean-Baptiste Masson nous explique que ton Royaume, Seigneur, doit tout changer, mais que si ton invitation à y entrer s’adresse à tous, son avènement passera par l’accueil personnel que chacun d’entre nous Te réservera dans son cœur : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. »
Ton royaume est présent en chacun d’entre nous, prêt à être stimulé par l’Esprit que Tu nous envoies.
Je le sais, Seigneur, sans Toi je ne peux rien faire, mais Tu attends de moi que j’accepte de faire le premier pas avec Toi pour ensuite « passer à la vitesse supérieure ».
Tu frappes à ma porte et tu n’attends qu’une chose, Tu ne désires qu’une chose : que je t’ouvre… et Tu feras chez moi ta demeure.
Accepter que quelqu’un entre dans notre vie n’est pas sans incertitude ; l’interrogation et le doute font hésiter, tergiverser…
Donne-moi, Seigneur, par ton Esprit-Saint, le désir de T’accueillir et la force de Te dire oui.
William Holman Hunt, La lumière du monde, 1853-1854, Keble College, Oxford. domaine public
On a fait remarquer à l’auteur que la porte ne comportait pas de poignée à l’extérieur. Le peintre a expliqué qu’il n’y en avait pas besoin, le Christ frappe à notre porte et attend qu’elle Lui soit ouverte de l’intérieur !
La végétation devant la porte laisse penser que celle-ci est restée fermée depuis longtemps.
Lundi de Pentecôte : Fête de Marie Mère de l’Église
Ce titre remonte à l’époque de l’Antiquité, mais n’a été officiellement proclamé qu’en 1964 par le pape Paul VI dans l’encyclique Lumen Gentium : Marie est la mère de tout le peuple de Dieu, aussi bien des fidèles que des pasteurs.
« Contrairement aux disciples, Marie n’a jamais quitté son Fils Jésus sur le chemin de la Croix : là, Jésus confie à sa Mère le « disciple bien-aimé » (et vice versa). Marie affronte ce moment avec une grande dignité, elle ne fuit pas devant les événements de la vie, mais elle se « tient debout ». Marie est invitée par son Fils à dire un nouveau « Me voici », un nouveau « oui », plus convaincu et plus mûr. « Se tenir sous la croix » mûrit son expérience de foi et de maternité, la rendant capable d’aller plus loin.
Au fond, dès le début, le cœur de Marie était rempli de questions : « Elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. » (Lc 1, 29). Également devant Siméon, des questions surgirent en elle : « cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » (Lc 2, 34-35) : Marie et Joseph « s’étonnaient de ce qui était dit de lui » (Lc 2, 33).
Le « Me voici » de Marie n’est pas une fois pour toutes, mais il grandit, mûrit à travers les événements de la vie, y compris ceux de la « Croix », où Marie « se tient » . Ici, dans cette fidélité accomplie, Marie reçoit une nouvelle mission, une sorte de « supplément » de maternité, au point de devenir « Mère de l’Église ». Mère, parce qu’elle nous régénère dans la grâce, afin que nous apprenions à grandir dans la stature du Christ (cf. Ep 4, 7-13).
De même que Marie a su se « tenir » sous la Croix, sans éviter ni fuir la difficulté de comprendre et de souffrir, de même Marie, Mère, saura se « tenir » aux côtés de chacun de ceux dont son Fils a fait ses enfants. Cela nous incite à savoir l’invoquer comme « Mère de l’Église ».
www.vaticannews.va
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