L'édito de Jacques Yvert, président NDA

Bonne Année

Sainte Marie, Mère de Dieu, des mots essentiels, d’un poids infini.

Une semaine après la Nativité du Seigneur, nous célébrons celle qui lui a donné corps et âme par l’Esprit-Saint venu sur elle. C’est le concile d’Éphèse qui le proclama en 431 Theotokos, ce qui ne préjuge pas de la différence entre Marie créature humaine et Jésus Fils éternel de Dieu : Marie est devenue en toute vérité Mère de Dieu, par la conception humaine du Fils de Dieu dans son sein. Ainsi, elle est Mère de Dieu non pas parce que le Verbe de Dieu a tiré d’elle sa nature divine, mais parce que c’est d’elle qu’il tient le corps par lequel il est dit naître selon la chair. 

Le Concile Vatican II (1962-1965) a une expression assez forte pour exprimer ce mystère profond : «Marie a été élevée par la grâce de Dieu, au-dessous de son Fils, au-dessus de tous les anges et de tous les hommes, comme la Mère très sainte de Dieu, présente aux mystères du Christ» (Lumen Gentium, 66).

La seconde partie du Je vous salue Marie exprime bien la prière de l’Eglise qui s’ouvre sur une véritable profession de foi, mûrie et portée par la foi des siècles : Sainte Marie, Mère de Dieu… En quelques mots, ils reprennent le contenu le plus fort de la salutation de l’ange à Marie, et de celle d’Elisabeth, qui étaient au cœur de la prière et de la contemplation de la première partie.

“L’Église aime ainsi dire que Marie est sainte. Et elle aime redire dans sa prière, inlassablement, Sainte Marie ! Elle affirme par là que Marie porte la marque de Dieu. Et que cette trace de Dieu l’habite, la marque en totalité. Parce qu’elle est la première, dans l’histoire de l’humanité, à avoir été aussi intégralement disponible à Dieu. Et si la sainteté est un peu le fait de l’homme, nous le savons, elle est surtout le fait de Dieu. Elle suppose le consentement de l’homme, mais elle est l’œuvre de Dieu en l’homme, en nous. Mais ce consentement suppose une infinie disponibilité. Nous le savons aussi.” (P. Jacques Nieuviarts, assomptionniste et bibliste, La Croix) 

Sainte Marie,  priez pour nous vos enfants de Notre-Dame des Ailes, afin que l’année qui s’ouvre soit vraiment une année de grâce ! 

Jacques Yvert, diacre permanent+

président

Le calendrier liturgique du mois

1er janvier : Sainte Marie, Mère de Dieu et journée mondiale de la paix
En 431, un concile œcuménique réunit à Éphèse cent cinquante évêques qui consacrent la reconnaissance par l’Église de la maternité divine de Marie. Ils condamnent de ce fait l’hérésie de Nestorius, alors évêque de Constantinople, qui voyait deux natures dans le Christ, et affirmait pour cela l’existence de deux personnes, l’une divine, le Fils du Père, l’autre humaine, le fils de Marie, ce qui l’amenait à refuser à Marie le titre de Théotokos, c’est-à-dire « Mère de Dieu ».
À l’occasion du XVème centenaire du concile d’Éphèse, Pie XI promeut une solennité universelle en l’honneur de la Maternité divine de Marie et la fixe au 11 octobre.
Dans le cadre de la réforme de Vatican II, Paul VI replace cette solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu au 1er janvier la faisant coïncider avec la journée mondiale de la paix.
« Lorsqu’est venue la plénitude des temps,
Dieu a envoyé son Fils,
né d’une femme et soumis à la loi de Moïse,
afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi
et pour que nous soyons adoptés comme fils. (Ga 4, 4-5 – Office du jour)

2 janvier : L’Épiphanie du Seigneur
« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » (Mt 2, 1-12)
Les mages n’auraient probablement pas découvert cette étoile s’ils ne l’avaient pas d’abord guettée, espérée; ils ne se seraient pas mis en route non plus pour un si long voyage s’ils n’avaient pas pressenti le mystère exceptionnel de cette naissance.
« Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais trouvé » (Pascal, Pensées)
Et c’est cette foi qui les pousse à venir adorer jusque dans une étable, ce Dieu incarné dans un petit enfant; à venir s’ajuster, se conformer à lui… en se prosternant devant lui.
Venons nous aussi contempler ce mystère avec respect, comme un don de Dieu.
Tout comme Marie l’a toujours fait, devant son Fils :
« Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. » (Lc 2,51).

9 janvier : Le Baptême du Seigneur
C’est lors du baptême de Jésus que Dieu a manifesté au monde la divinité de son Fils :
« Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : «  Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie’’. » (Lc 3; 21-22).
C’est aussi par ce baptême que Jésus inaugure sa mission :
« Le troisième jour [ après son baptême ], il y eut un mariage à Cana de Galilée. » (Jn 2, 1).
C’est là que sur la demande insistante de Marie, Jésus accepte de faire son premier miracle public : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. » (Jn 2,11).
Prions le Seigneur pour être attentifs aux signes qu’Il accomplit dans nos vies.

25 janvier : Conversion de saint Paul
L’épreuve est invitation à la conversion. Paul est terrassé par le Seigneur sur le chemin de Damas ; s’ensuivent alors trois jours de cécité, d’infirmité, de dépendance et d’incertitude avant qu’il ne retrouve miraculeusement la vue ; il reçoit alors le baptême et devient un infatigable propagateur du message du Christ dont il avait férocement jusque là combattu les disciples.
Prions le Seigneur pour voir dans nos épreuves son invitation à nous rapprocher de Lui. À devenir les témoins de ce que nous avons vécu.
« Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté, à voir celui qui est le Juste et à entendre la voix qui sort de sa bouche.
Car tu seras pour lui, devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et entendu.
Et maintenant, pourquoi tarder ?
Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant son nom. »
(Ac 22,14-16)

jacques-Yvert
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Une Minute avec Marie!

La petite Vierge de Nazareth a une place exceptionnelle dans le plan de salut de Dieu : son destin unique dans l'histoire de l'humanité est annoncé depuis les origines et son œuvre se poursuit jusqu'à la fin des temps.