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L'édito d'Alain Garnier, président NDA

Sacoche Pilote

De la tiédeur…


Je pose la sacoche dans la passerelle, enfile le gilet jaune et m’apprête à descendre faire le tour avion, quand une des hôtesses me demande quel est ce bel écusson à l’effigie de Marie, Notre-Dame des Ailes. Ça y est, cet écusson sert à quelque chose, on va pouvoir commencer une conversation sérieuse – sauf que ce n’est ni le moment, ni l’endroit : je bafouille « c’est une assoc’ catho à laquelle j’appartiens… », et je me sauve, soulagé et honteux. Il est beau, le témoignage ! Soixante ans de respect humain…

La messe s’achève à Villard-sur-Doron, animée par la petite famille francilienne en vacances. Un brave monsieur du pays s’approche, et nous remercie, visiblement très ému. Nous comprenons vite à quel point il est heureux de voir un peu de jeunesse dans l’église du village, et combien il regrette que les jeunes du pays ne pratiquent plus. Sentiment de n’avoir pas su transmettre… Je ne peux m’empêcher de lui faire remarquer que grâce à son assiduité et celle des paroissiens les plus tenaces, la messe est encore célébrée dans la vallée.

Les missionnaires, les forts, les purs… Au premier rang le Christ, évidemment. Trop facile pour lui : d’abord, quel beau gosse (si l’on en croit ses représentations inspirées, d’ailleurs corroborées par le linceul de Turin), et puis, Il parle comme un Dieu (normal, non ?) : pas étonnant que les dames tournent autour de lui. En plus, Il les aime comme elles sont. L’Epoux parfait. Mais ça déchaîne bien sûr les jalousies… Et ça commence à tourner franchement mal jeudi saint à minuit.

Et tous les grands leaders charismatiques : les forts et les moins forts, les purs et les moins purs. Que de scandales l’Eglise essuie lorsque remontent à la surface des comportements pour le moins peu en accord avec le prêche…
Et tous ces saints qui ont tout donné : « à qui on a beaucoup donné, il sera beaucoup demandé », « voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez rusés comme le serpent, intègres comme la colombe ».

Qui se sent un super héros ?

Qui veut tout donner ?

Qui veut vivre le martyre ?

Et pourtant, voilà à quoi nous sommes tous appelés ce 1er novembre.

Mes frères, les tièdes…Comme nombre de mes collègues paroissiens, pour ceux qui peuplent encore nos églises. On nous a dit : vivez en chrétien là où vous êtes. Oui, mais comment faire vraiment la différence, au poste, au bureau, en réunion, en piste ? On a le rayonnement qu’on peut, on n’a pas tous été gâtés par le Saint Esprit qui distribue les dons. Comment expliquer à mon curé (auteurs de quelques vidéos et ouvrages bien troussés) qu’une certaine culture française et républicaine de retenue et de neutralité entravent parfois terriblement le témoignage dans le monde du travail ? Tiède, je vous dis. « Aussi, puisque tu es tiède […], Je vais te vomir de ma bouche » !

On est là avec nos pauvretés (nos médiocrités ?), à tenter d’accomplir notre devoir d’état, faire vivre la famille, rendre un peu service en paroisse, participer plus ou moins aux œuvres, se faire plaisir de temps à autres, vivre le moins mal possible en accord avec nos principes chrétiens sans se couper du monde – mais sans avoir le sentiment que notre exemple fait bouger les lignes, que le Seigneur rayonne à travers nous.

On se console en se comparant aux vieilles troupes de Napoléon : celles qui n’avancent pas vite, mais qui ne reculent jamais. Nous serons peut-être jugés sur ce que nous n’avons pas lâché. Plus publicains en mesurant ce qu’on aurait pu faire, que pharisiens contents de ce qu’on a fait. Et encore un petit pas pour tenter de participer à Ta volonté : «  l’amour de Ta maison fera mon tourment ».

Parfois, trop rarement, on attrape une perche tendue, on trouve des mots. On éveille quelque chose dans le regard de notre interlocuteur. Et puis on retourne au désert… Saint Charles de Foucauld, priez pour nous !

En 1942, les Forces françaises libres, les purs de la première heure, ont vu rallier le gros des tièdes, les troupes de Vichy, avec un immense dédain. Le gros des tièdes a emporté la décision, et nombreux sont ceux qui ont donné leur vie. Frères tièdes, l’Esprit nous fera bien signe un jour ?

Seigneur, suis- je trop orgueilleux ? Viens au secours de mon manque de Foi et d’abandon à toi. Et fait de moi ce qu’il te plaira.

André Garnier
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Christ roi

20 novembre : Fête du Christ-Roi « Jésus, souviens-toi de moi

 

quand tu viendras dans ton Royaume » Lc 23, 42 C’est le pape Pie XI qui a institué la Fête du Christ Roi le 11 décembre 1925.

Il voulait ainsi rappeler à l’attention des fidèles, l’annonce du retour glorieux du Christ qui rassemblera dans l’unité et dans la paix toute la famille humaine divisée jusque là par le péché. «

Comme l’éclair part de l’orient et brille jusqu’à l’occident, ainsi sera la venue du Fils de l’homme. » Mt 24,27 Par la passion et la résurrection de Jésus, Dieu nous arrache à l’emprise du démon pour nous transporter au Royaume de son Fils :

« Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bienaimé ». Col 1, 13 Cette libération a commencé à notre baptême et s’achèvera à notre entrée au ciel. C’est cette espérance ancrée dans la foi qui nous fait proclamer, en écho à la prière du bon larron, ce verset de notre Credo : « Il reviendra dans la gloire et son règne n’aura pas de fin. » Ayons à cœur de participer généreusement aujourd’hui et chaque jour, à la construction du Royaume.

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Une Minute avec Marie!

La petite Vierge de Nazareth a une place exceptionnelle dans le plan de salut de Dieu : son destin unique dans l'histoire de l'humanité est annoncé depuis les origines et son œuvre se poursuit jusqu'à la fin des temps.