L'édito par André Garnier

Christ Roi des rois, Seigneur des seigneurs… Marie, Reine du Ciel et Reine des anges…« Père, que Ton Règne vienne »… « Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi (Jn 6, 15) »…

Décidément, nous avons besoin de royauté. Combien de représentations du Christ et de Sa Mère en majesté, prototype idéaux d’une gouvernance imaginaire , mais bien terrestre où tous et chacun verraient… Quoi ? Leurs besoins, leurs intérêts, leurs fantasmes assouvis ? Je pense à cette mosaïque de la coupole du Sacré-Cœur qui se déploie sous mes yeux chaque année à l’occasion de la marche de Saint Joseph : qu’elle est belle, cette France, où tous ses membres, du plus humble au plus puissant, tous ces saints qui ont marqué son histoire, Jeanne d’Arc à ses pieds, font hommage à un Christ imposant, l’air sévère voire très sévère. Le droit et la justice vont régner et… On sent qu’il va y avoir du menage de fait, et ça ne va pas rigoler tous les jours ! On se prend à rêver : par où et comment va-t-il s’y prendre ? Et là, l’imagination vacille : tant d’hommes et de femmes admirables s’y sont cassé les dents…

« Alors, de nouveau, il se retira dans la montagne, lui seul (Jn 6, 15) » : son heure n’est pas encore venue. « Ma royauté n’est pas de ce monde (Jn 18, 36) » : dialogue toujours stupéfiant entre le tenant du vrai pouvoir temporel, le pouvoir de la puissance militaire occupante, et le fils de Dieu. Pilate reste une figure qui interroge : s’il n’avait tenu qu’à lui, le Christ eût-il été crucifié ? Il avait cette humilité de celui qui savait qu’il tenait sa puissance d’un plus puissant que lui. Et les chefs des prêtres, qui tiennent leur pouvoir de la foule, foule qu’ils manipulent et qu’ils tiennent en si grand mépris ? Esquisse d’une société qui oscille entre démocratie et démagogie, cela ne nous rappellerait-il pas quelque chose ? Et ces scribes et ces pharisiens qui réclament des signes, comme le riche depuis l’enfer en demande pour ses frères : serait-ce que l’orgueil de notre intelligence nous aveugle depuis le fond des âges ?

Dernières images : un Christ en croix dans une église Saint-Brieuc ; l’artiste s’est appuyé sur les connaissances de la médecine pour illustrer les sommets de la souffrance qu’a pu vivre le Crucifié : non, il n’a plus figure humaine, la vision est insoutenable. Crucifix d’un Christ couronné : l’immense tristesse de ses yeux interpelle : « Mon peuple, que t’ai-je fait ? ». Suaire de Turin : le seul portrait du Christ qui a traversé l’histoire : paix et majesté après l’épreuve.

Voilà la royauté que Dieu a voulu pour ce monde, et c’est encore Pilate qui le dit : « voici votre roi ». Faisait-il lui-même dans son propos la part de la raillerie, d’un certain mépris des juifs et du plus profond respect pour le condamné ? Et nous-mêmes, prenons-nous toujours conscience de nos tentations de pouvoir, de ce pouvoir qui nous grandit aux yeux des hommes, mais ne fait pas toujours de nous des serviteurs devant Dieu?

Seigneur, si nous apprenions à appeler ton règne de nos vœux en renonçant à l’imaginer, mais en nous abandonnant à ton insondable sagesse ?

Au Calendrier Liturgique

13 mai : Notre-Dame de Fatima

Mai 1917 : La guerre fait rage depuis 2 ans et ½. En France, la lassitude devant les sacrifices endurés et les échecs répétés des dernières offensives alliées pour tenter d’emporter la décision provoquent une grave crise dans l’opinion et dans l’armée : grèves, mutineries, fraternisations sur le front.

En Russie la situation sociale est devenue explosive et le tsar Nicolas vient d’abdiquer ; Lénine demande l‘arrêt immédiat de la guerre et le transfert de tous les pouvoirs aux soviets.

La guerre sous-marine s’intensifie. Après le torpillage d‘un de leurs navires, les États-Unis viennent de déclarer la guerre aux Empires centraux, mais leurs troupes ne seront pas opérationnelles avant plusieurs mois.

C‘est en ces temps troublés et incertains que le 13 mai vers midi, « une dame toute vêtue de blanc » apparaît à trois jeunes bergers près d‘un petit village du Portugal et lance un appel à la conversion, à la miséricorde et à la réparation des péchés.

Six apparitions vont se succéder tous les 13 du mois jusqu’au 13 octobre qui vont constituer l’événement religieux majeur du XXème siècle.

Le 13 juillet Marie lance un appel à la pénitence ; elle annonce une guerre “pire encore” et demande, pour l’éviter, la “consécration de la Russie à (s)on cœur immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis”. Elle prédit également les ravages que la Russie provoquera en abandonnant la foi chrétienne pour adhérer au totalitarisme communiste et en répandant ses erreurs au-delà de ses frontières. On sait aujourd’hui ce qu’il advint. Marie achève néanmoins son message par une note d’espérance : la Russie finira par être consacrée, elle se convertira, et l’humanité bénéficiera d’une période de paix…

Après l’attentat dont il fut victime le 13 mai 1981, jour anniversaire de la première apparition, Jean-Paul II, attribua sa survie à l’intervention de Notre-Dame de Fatima et décida de consacrer le monde au Cœur Immaculé de Marie :

« Ô Cœur immaculé ! Aide-nous à vaincre la menace du mal qui s’enracine si facilement dans le cœur des hommes d’aujourd’hui et qui, avec ses effets incommensurables, pèse déjà sur la vie actuelle et semble fermer les voies vers l’avenir ! 

De la faim et de la guerre, délivre-nous ! 

De la guerre nucléaire, d’une autodestruction incalculable, de toutes sortes de guerres, délivre-nous ! 

Des péchés contre la vie de l’homme depuis ses premiers moments, délivre-nous ! 

De la haine et de la dégradation de la dignité des fils de Dieu, délivre-nous ! 

De tous les genres d’injustice dans la vie sociale, nationale et internationale, délivre-nous ! 

De la facilité avec laquelle on piétine les commandements de Dieu, délivre-nous ! 

De la tentative d’éteindre dans les cœurs humains la vérité même de Dieu, délivre-nous ! 

De la perte de la conscience du bien et du mal, délivre-nous ! 

Des péchés contre l’Esprit Saint, délivre-nous ! Délivre-nous ! 

Écoute, ô Mère du Christ, ce cri chargé de la souffrance de tous les hommes ! Chargé de la souffrance de sociétés entières ! 

Aide-nous, par la puissance de l’Esprit Saint, à vaincre tout péché : le péché de l’homme et le “péché du monde”, le péché sous toutes ses formes. 

Que se révèle encore une fois dans l’histoire du monde l’infinie puissance salvifique de la Rédemption, la puissance de l’amour miséricordieux ! Qu’il arrête le mal ! Qu’il transforme les consciences ! Que dans ton Cœur immaculé se manifeste pour tous la lumière de l’espérance ! ». – Jean-Paul II, acte de Consécration du monde au Cœur immaculée de Marie – 7 juin 1981

Ces paroles du saint pape résonnent encore dans l’actualité d’aujourd’hui.

22 juin : Saint Thomas More

Ce jeune juriste est très vite repéré par Henri VIII. Devenu l’ami et le conseiller du roi qui apprécie ses connaissances et sa droiture, il connaît une ascension rapide ; ministre des finances, président de la Chambre des Communes, il est finalement nommé chancelier.

Dans un discours mémorable aux Communes il défend les libertés d’opinion et d’expression, alors que, dans ses hautes fonctions il est confronté au défi de satisfaire les volontés du roi tout en restant fidèle aux exigences de sa conscience.

Or, Henri, privé d’héritier mâle, en arrive à demander au Pape l’annulation de son mariage avec Catherine d’Aragon pour pouvoir épouser Anne Boleyn. Devant le refus du Pape, Henri fait voter l’annulation par une cour ecclésiastique anglaise. Excommunié en retour, il se sépare de Rome, et se proclame chef de l’Église en Angleterre, entraînant son pays dans le schisme.

Refusant de prêter serment au roi comme chef absolu de l’Église, Thomas est envoyé à la Tour de Londres et sera décapité le 7 juillet 1535.

Thomas More sera reconnu martyr et canonisé par Pie XI en 1935. Jean-Paul II le proposera comme modèle aux hommes politiques et aux responsables de gouvernement.

“Je n’ai jamais l’intention d’accrocher mon âme au dos d’un autre homme, pas même au dos du meilleur homme que je connaisse encore en vie ; car je ne sais pas où il lui prendrait l’idée de m’emmener.” – Saint Thomas More

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Une Minute avec Marie!

La petite Vierge de Nazareth a une place exceptionnelle dans le plan de salut de Dieu : son destin unique dans l'histoire de l'humanité est annoncé depuis les origines et son œuvre se poursuit jusqu'à la fin des temps.

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