L’Escale Janvier 2026

Les news de l’Aumônerie Catholique

des Aéroports de Paris-Orly et Paris-Charles de Gaulle

Escale n° 18 Janvier 2026

Une nouvelle année s’ouvre, porteuse d’espoirs et de défis ! Nous souhaitons qu’elle apporte à chacun et chacune bonheur, santé, paix et réussite. Dans ce monde en perpétuel mouvement, nous voulons toujours nous accrocher aux valeurs positives qui construisent notre humanité au lieu de la détruire. Nous continuerons comme d’habitude à vous informer de ce qui se passe dans nos aéroports car c’est notre mission. Que le Seigneur Dieu, dispensateur de tout don, fasse briller sur chacun et chacune son visage de paix et vous tienne en sa garde. Très belle année à toutes et à tous !

Les aéroports sont des lieux spécifiques où l’homme qui voyage trouve un espace privilégié. Certes, sur cette terre, tous, nous   ne   sommes  qu’homoviator,l’homme en chemin. Pour cela, il suffit de se rendre à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle.

D’une surface de 32 kilomètres carrés, son immensité nous fait traverser l’ensemble

des terminaux : Terminal 1, Terminal 2 A, B, C, D, E, F, prendre la navette pour atteindre le Terminal 2G, descendre du CDG Val à Roissy pole et terminer par le Terminal 3 en traversant la Gare routière pour rencontrer les voyageurs de tous horizons.

Dans les aéroports de la planète il y a de multiples lieux de cultes. A Paris CDG, six espaces prières sont dédiés aux trois religions, chrétienne, juive et musulmane. Chaque confession a sa propre salle et un bureau commun permet aux différents aumôniers de se retrouver. Cette organisation est unique à travers le monde. Pour les chrétiens, cinq chapelles et un oratoire sont mis à leur disposition. L’homoviator est ainsi accueilli dans chaque terminal : deux en zone publique et quatre en zone réservée.

L’aéroport est un carrefour des nations où se croisent «leshommes de tou tpays et d e toute langue,de toute race et de toute culture» (Missel  romain). Il n’est pas difficile d’y associer la référence biblique. Selon l’évangéliste Saint Matthieu, après l’arrestation de Jean-Baptiste, Jésus s’est installé à Capharnaüm. À l’époque romaine, ce village était à la fois un port de pêche et un centre agricole. La ville disposait de commerces, d’un bureau de douane et d’une petite garnison de soldats romains. Sur la route de Damas, c’était la ville frontière entre deux principautés. Si la Galilée était le « carrefour » des nations, Jésus, en s’installant à Capharnaüm, choisit d’être présent avec des ethnies différentes, des multiples cultures et des valeurs diverses. Jésus était présent plutôt sur la place publique, en ce lieu de passage sur une terre juive… et païenne. Jésus annonçait donc la Bonne Nouvelle dans des villages où les différentes cultures cohabitaient. Le message de Jésus était vraiment ouvert à tous ! Les points communs de Capharnaüm avec l’immense aéroport international sont plus qu’évidents. Comme Jésus, les aumôniers de l’aéroport sont présents sur la place publique. Ils font de leur mieux pour indiquer un bel horizon ou très simplement redonner l’espérance et la joie.

 Les aumôniers de différentes confessions se croisent assez souvent, chaque aumônerie a sa         spécificité. Trois aumôniers catholiques (un prêtre, un diacre permanent et une religieuse) assurent l’accueil des passagers, aussi bien des laïcs que   des évêques, prêtres, religieux et religieuses.

Des moments, des rencontres, des célébrations uniques, inoubliables : messes, entretiens, sacrements du pardon… l’accueil des groupes de catholiques, des pèlerins allant vers toutes les directions du globe. Parfois, il faut accompagner les passagers vers les salles d’embarquement ou les accueillir à la porte des avions.

Les témoignages de passants sont remarquables : « C’est bien que vous soyez ici»,«ce que vous faites ici est incroyable»,«il faut être passionné lmpismcoura o  rceteion»…L’aumônerie catholique a ouvert un livre d’or qui contient de multiples témoignages en langues diverses des visiteurs. Les messes quotidiennes sont célébrées souvent pour quelques personnes, mais les rencontres sont multiples chaque jour. Il n’y a pas de petites Eglises. L’Eglise existe, est ou n’est pas. « Là où deux ou trois personnes se réunissent en mon nom, je suis parmi eux»    (Mt18,20).     Une  bougie  peut allumer plusieurs bougies.

Les aumôniers n’accueillent pas uniquement des fidèles de leur religion, Ils accueillent avant tout des êtres humains, souvent autour d’un café pour réchauffer les cœurs et même pour améliorer le temps festif dans la joie de Noël : le partage des boites de chocolats offerts par la direction. Mais l’accueil comporte une dimension de service. Il arrive en effet que les déplacements journaliers à pied dépassent 10 kilomètres. Il faut être aussi homoviator pour aller vers les autres.

A CDG, plus de 90 000 personnes ne sont pas des passagers : les femmes de ménage, le personnel de restauration, les policiers, les gendarmes, les douaniers et militaires, le personnel de piste, le personnel médical, les administrations, la direction, les vendeurs des nombreuses boutiques, les chauffeurs, les sans-abris accompagnés surtout par La Croix-Rouge.

.L’aumônier peut partager un repas avec les employés dans les cinq cantines de la plate- forme.

Un aumônier catholique peut apporter le message de l’Évangile lorsqu’il les accompagne, lorsqu’il s’intéresse à leurs affaires, à leurs problèmes. Avec toute la délicatesse qui convient, dans le respect de la liberté de chacun, l’humanité de l’aumônier peut devenir un point de départ pour établir une relation plus étroite avec le Christ et pour revitaliser la vie religieuse. Un psychologue ne remplacera pas un aumônier, cela ne fonctionnerait que « dans une certaine mesure », car la sphère spirituelle dépasse la compétence d’un psychologue. C’est l’aumônier qui utilise souvent ses connaissances psychologiques pour aider les gens.

Chaque aumônier chemine avec cet enseignement du pape François : « L’Église  est  appelée  à  sortir  d’elle-même  et  à  aller  vers  les périphéries » et « L’Église ne grandit pas par prosélytisme mais en attirant… ».

Les aumôniers chrétiens, catholiques et protestants (et depuis la rentrée 2025 les orthodoxes)      se complètent avec leurs homologues israélites et musulmans. La synagogue sert parfois de confessionnal pour le prêtre catholique ou pour accueillir des femmes musulmanes lorsqu’il manque de la place à la mosquée ce qui fait la plus grande joie du grand rabbin de France !

 Il répète avec fierté la phrase d’un grand prophète de l’Ancien Testament : « Ma maison   sera   appelée   une   maison   de prière   pour  toutes les   nations   »   (Is 56,7).

Les aumôniers des différentes confessions se croisent souvent dans les bureaux communs des espaces prières. Dans chaque bureau se trouve un ordinateur fourni par l’aéroport, chacun a son adresse électronique professionnelle et entre avec son code dans son espace virtuel. Sur les PC, il y a l’immense travail administratif avec beaucoup de responsables de la plateforme pour améliorer, développer, entretenir les lieux du culte, les réponses en plusieurs langues aux passagers du monde entier qui envisagent d’avoir un service religieux avant ou après leurs vols ou pendant l’escale.

Les aumôniers   se rencontrent   aussi aux divers événements organisés par la direction. Mais surtout le rôle d’un aumônier, c’est de témoigner. Il nous faut être des témoins d’espérance. La présence de l’Eglise à l’aéroport est un témoignage vivant de la bonne nouvelle.

L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins » a dit Paul VI (1974, phrase reprise depuis par le pape Jean Paul II (1999) et par le cardinal Bergoglio (2005).

 Un aumônier catholique peut toujours apprendre son « métier » d’un prêtre- poète,  Jan  Twardowski  (1915-2006)  qui  a  écrit  : « Je ne suis pas venu vous convertir…

Padre Piotr

A l’invitation de nos amis et collègues Haïm et Moché, nous avons participées (Sœur Céline et Pasteure Ilena) à la visite qu’ils organisent chaque année depuis plus de vingt ans à Auschwitz et Birkenau.

Nous avions l’honneur de nous joindre aux 170 participants pour cette longue  journée particulièrement éprouvante en émotions, aux côtés de jeunes de plusieurs Lycées, de représentant religieux, personnalités institutionnelles dont le préfet d’ADP Stéphane Daguin, et le Général Lecointre. Nous avons été accueillis et accompagnés par l’Ambassadeur de France en Pologne Etienne de Poncins, et par le Consul général de France à Cracovie, Cédric Peltier.

Cette journée est pour nous un devoir de mémoire. D’autant plus que cette année marquait la première année sans la possible présence d’un(e) rescapé(e) de la Shoah. Esther Senot âgée de 97 ans était bien fatiguée. Mais elle nous a laissé un témoignage écrit où elle exhorte à ne pas tomber dans l’antisémitisme, la xénophobie, la haine de son prochain mais à aimer, à accepter la différence de l’autre et à respecter tout un chacun.

Elie Buzyn qu’Ilena avait pu rencontrer il y a 4 ans, n’est malheureusement plus de ce monde. Mais lors de son dernier voyage à Auschwitz qu’il avait pu faire avec certains de ses petits-enfants, il disait aux jeunes et moins jeunes présents : vous êtes maintenant témoins de témoin. Le flambeau nous est passé.

Aujourd’hui, alors que les rescapés ne peuvent plus nous accompagner et raconter leur vie dans les camps de concentrations, c’est à nous de faire mémoire et de transmettre à notre tour. Pour certains, c’est le partage de l’histoire de membres de leur famille. C’est le cas par exemple du commandant de bord d’Air France qui sur le chemin du retour nous a transmis qu’une grande partie de sa famille a été exterminée dans les camps, d’autres ont pu être sauvés et cachés par des Justes. C’est cette histoire qui l’a amené à « s’engager pour lutter contre les discriminations, de lutter pour la tolérance et pour le respect des autres. Cet engagement », nous dit-il, « je l’ai eu à la DILCRAH, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme. Alors c’est un grand bonheur de voir que ces initiatives perdurent, celles comme aujourd’hui du Grand Rabbin de France Haïm Korsia, auquel Air France s’associe. Auschwitz est un lieu de douleur, de silence, et c’est aussi un lieu où se forge une responsabilité, celle de transmettre. Ce que vous avez vu n’appartient pas juste au passé, et des événements récents nous l’ont rappelé, et malheureusement d’autres événements à venir nous le rappellerons sûrement encore. La mémoire c’est un devoir, un engagement,

C’est un courage, celui de ne jamais se taire, de ne jamais être complice par silence, de ne jamais regarder ailleurs. C’est ce que Martin Luther King disait : « Ce qui m’effraie ce n’est pas la méchanceté des gens mauvais, c’est le silence des gens bien. »

A nous de ne pas garder le silence. Car ce flambeau nous est transmis à nous tous. Et nous devenons tous à notre tour témoins de témoins.

Tout comme les lumières allumées lors de la cérémonie interreligieuse qui clôturait la visite, éclairant la pénombre du soir tombée sur le camp de Birkenau, nous sommes appelés à être porteurs d’un autre message : un message de lumière et de vie, de paix et d’amour. Où que nous soyons, que nous puissions être porteurs de cette lumière, plus particulièrement en cette période de l’année où nos fêtes religieuses célèbrent la lumière.

Sœur Céline Dsouza et Pasteure Ilena Hatton (Paris-Charles de Gaulle)

Le jeudi 18 septembre dernier, nous avons accueilli Monseigneur Olivier de Cagny, évêque d’Evreux, en partance pour un des diocèses qui lui envoie des prêtres Fidei donum.

Le dimanche 21 septembre, nous avons eu la joie d’accueillir le cardinal Philippe Barbarin, de retour d’un voyage pastoral, pour célébrer la messe dominicale au terminal 2F.

Nous avons la joie d’accueillir deux nouveaux aumôniers orthodoxes depuis la rentrée de septembre.

Il s’agit des pères Anton Gelyasov et André Berega. Ils seront présents une fois par semaine dans un premier temps.

Monseigneur Benoit Bertrand a nommé à compter de cette rentrée 2025 le père Piotr Andrzejewski coordinateur des aumôneries catholiques des aéroports de Roissy-Le Bourget et d’Orly.

L’espace prière du terminal 3, situé en salle d’embarquement international, est fermée depuis la mi-septembre pour travaux liés à la climatisation. Il rouvrira ses portes vers le 15 janvier 2026, après le passage de la commission de sécurité.

Le vendredi 14 novembre 2025, nous avons eu la joie d’accueillir son Eminence, le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, en transit à Paris Charles de Gaulle, accompagné d’un de ses assistants. Nous l’avons accueilli à la porte de l’avion en provenance de Rome et l’avons conduit à la porte de son avion de correspondance.

L’église Saint Eloi de Roissy-en-France accueille régulièrement des groupes importants de pèlerins, issus généralement de l’ile de la Réunion. Ces groupes commencent ou terminent leur pèlerinage par un temps de prière et de louange au cours d’une messe célébrée par leur aumônier

Après avoir visité les aéroports d’Orly et Paris Charles de Gaulle, Monseigneur Bertrand, accompagnateur de l’aumônerie catholique des aéroports de Paris au nom de la Province ecclésiastique de Paris, a découvert le 30 septembre dernier l’aéroport du Bourget. Nous avons été

accueillis par Sébastien Couturier, directeur du Bourget et son équipe. Présentation de l’aéroport, avec son histoire, son présent et son avenir. Premier aéroport commercial de Paris avant-guerre, premier aéroport d’aviation d’affaires maintenant, site du prestigieux salon de l’Air et de l’Espace, cet aéroport va connaitre, avec le Grand Paris, des changements importants tant dans son environnement que dans sa structure. Nous avons ensuite visité la caserne des pompiers et terminé par un déjeuner avec vue sur l’aéroport.

Nous remercions chaleureusement les équipes des trois aéroports d’avoir ainsi fait découvrir à notre évêque accompagnateur la dimension de ces trois sites et d’avoir organiser cette découverte, malgré leur charge importante de travail. Un grand merci à tous !

Comme chaque année, nous nous sommes retrouvés, à l’invitation de l’Association des policiers chrétiens, pour fêter Saint Martin, patron des policiers. La messe, présidée par Monseigneur Etienne Guillet, évêque de Saint-Denis-en-France était concélébrée par les aumôniers de la Préfecture de Police de Paris, de la Gendarmerie Nationale, de la brigade de sapeurs- pompiers de Paris, des magistrats, des Avocats et de l’aéroport de Paris Charles de Gaulle en l’église Saint Eustache, dans le quartier des Halles. A l’issue, nous avons partagé un verre de l’amitié et échangé sur nos diverses missions.

Comme avant chaque réouverture d’aérogare, après travaux, les aumôniers ont été invités à participer à l’exercice précédant la réouverture de l’aérogare du T2A. Nous avons joué le rôle de passagers, débarquant avec leur valise dans un aéroport inconnu où tout est à découvrir…

Ces exercices ont pour objet d’identifier les possibles « bugs » ou oublis et permettre ainsi une réouverture sereine et à chacun de pouvoir accéder à une aérogare rénovée.

Ces exercices se déroulent dans une ambiance sympathique et professionnelle.

 Durant le mois de novembre, une triste nouvelle est parue. Un jeune douanier de 35 ans est mort. A la demande des autorités douanières et de sa famille, nous avons organisé un temps de recueillement et de prières avant le retour de l’urne contenant les cendres de ce jeune homme vers

 Un grand nombre de ses collègues sont venu lui rendre un dernier hommage. La messe du jour a été célébrée pour le repos de son âme. De nombreuses personnes sont venues prier avec nous.

Le jeudi 4 décembre, nous sommes allés entourer la garnison du SSLIA du Bourget qui fêtait la Sainte Barbe. Sainte Barbe est en effet la patronne des pompiers, des démineurs, de l’arme du Génie et de l’Artillerie, pour ne citer qu’eux. C’est la sainte du Feu.

Introduction par le responsable du SSLIA du Bourget puis intervention de Philippe Pascal, PDG du Groupe ADP. Nous nous sommes tous retrouvés à l’issue autour d’un buffet convivial et sympathique.

Et par sainte Barbe, vive les pompiers d’aéroport !

Après sainte Barbe, sainte Geneviève !

Le 5 décembre, nous avons célébré sainte Geneviève, patronne de la Gendarmerie Nationale et donc de la GTA. La compagnie de Roissy CDG de la Gendarmerie des Transports aériens fêtait sainte Geneviève le 5 décembre 2025 en l’église saint Eloi de Roissy-en-France.

La messe a été célébrée par monseigneur José Maria Pinheiro, entouré du père Thierry-Louis

 Lacomblez curé de Louvres, du père Sébastien Thomas, doyen, du père Piotr Andrzejewski, aumônier de l’aéroport Paris Charles de Gaulle et du diacre Cyril de Castellan, aumônier de l’aéroport et aumônier militaire du groupement de la gendarmerie des transports aériens Nord.

A l’issue de la messe, où nous avons prié pour les gendarmes blessés ou morts en service et pour les gendarmes en activité, nous sommes allés nous recueillir devant le monument aux morts, en compagnie de madame le maire de Roissy-en-France. Un verre de l’amitié a clôturé ce moment très émouvant, autant pour les gendarmes que pour les personnes civiles présentes.

Et par sainte Geneviève, vive la gendarmerie !

Souvent à cette question : comment ça va ? Assez souvent, la réponse est : « ça va, rien de neuf, c’est la routine … ! » Ceci nous pousse à citer deux auteurs avec la conception qu’ils ont de la vie : “Je sais que la vie vaut la peine d’être vécue, que le bonheur est accessible, qu’il suffit simplement de trouver sa vocation profonde, et de se donner à ce qu’on aime…”

(Romain Gary) et « La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre» (Albert Einstein).

Chaque jour que Dieu nous donne de voir, est une occasion pour s’enthousiasmer ! Une occasion offerte pour vivre des moments de qualité, de partage pour faire et se faire du bien. !

C’est ce qu’ont fait les aumôniers catholiques de Charles de Gaulle et d’Orly, en ce onzième mois de l’année 2025.

Il se sont donné rendez-vous à Orly pour un temps de travail, dans une ambiance, conviviale et fraternelle.

Cette journée a commencé par la Sainte Eucharistie ! Le premier point de rendez- vous était donc fixé à la chapelle d’Orly 4.

Padre Piotr (notre coordinateur) a présidé la messe, entouré du père Dominique (responsable de l’aumônerie catholique d’Orly) et du diacre permanent Michel.

 Le diacre a assuré l’homélie. Il nous a exhortés sur la nécessité de ne pas se décourager, ni de se laisser égarer par les mauvais bergers, (cf l’Evangile de Luc 21, 5-11) mais plutôt à croire à la naissance d’un monde nouveau (promis par le Christ) malgré les aléas de la vie, les bruits de guerre, les difficultés dans les familles etc « Si les chrétiens ont un message à transmettre aujourd’hui, c’est celui de l’Espérance, car elle nous assure que quand tout est bouché, quand tout semble sans espoir, il y a encore un passage. » Dieu est toujours là avec avec nous !

Le Diacre a conclu son homélie par une prière :

«Seigneur donne-nous d’oser témoigner de notre foi, de notre espérance, sans jamais nous décourager ! »

Après la messe, nous nous sommes rendus dans une salle mise à notre disposition pour la circonstance, portant le nom d’un aviateur qui à volé pour la première fois dans un avion conçu par lui ! C’était Louis BLÉRIOT (1872-1936), en 1907.

Nous avons commencé notre temps de travail

par un tour de table pour nous partager de nos nouvelles en général, avant d’aborder les différents points prévus à l’Ordre du jour.

Ce moment s’est poursuivi autour d’une belle table bien garnie ! « Il n’y a pas de mal à se faire du bien, et ni aux autres.» !

Le prochain rendez-vous a été pris pour le mois de mars 2026.

Elise

 «Donnez-leur vous-mêmes à manger»

Méditation sur le récit de la multiplication de pains

On connaît bien cette invitation de Jésus faite aux apôtres afin de nourrir les foules fatiguées qui étaient venues l’entendre. Jésus surprend ses apôtres avec une cette demande qui fort dans un endroit désert où il n’y a pas de pain. Les apôtres n’ont aucune solution, sinon de proposer à leur Maître de renvoyer les gens. C’est plus simple que ça face à la difficulté à trouver du pain pour donner à cette grande foule. L’autre alternative qui consiste à acheter du pain ne tient pas debout parce que ce sera trop cher, bien au-delà de ce qu’ont les apôtres. Donc c’est compliqué. Les apôtres se sentiraient incapables de prendre un tel risque.

Et pourtant Jésus ne renvoie pas cette grande foule. Il ne chasse pas la foule mais il s’émeut, il est pris de compassion envers cette foule et il est bouleversé jusqu’au plus profond de lui-même. En fait, «ils sont comme des brebis sans berger». Et lui, le Vrai Berger est là !

Quand Jésus dit haut et fort : «Donnez-leur vous-mêmes à manger», il reconnaît quand même le manque de moyens à leur disposition. Il sait qu’il n’y a que 5 pains et 2 poissons mais il voudrait inviter les apôtres à faire un saut décisif. Celui-ci ne consiste pas seulement à constater le manque mais à donner tant soit peu de ce qu’ils ont en main. C’est là la voie vers la solution, c’est là le commencement du miracle : lorsque les apôtres acceptent de donner. Le miracle de la multiplication, c’est quand les apôtres donnent. Jésus a pris ce que les apôtres lui ont offert et après il l’a béni avant que les apôtres ne fasse le partage. Saint Augustin avait dit : «Dieu ne fait rien sans nous». Il se sert de ce que nous lui présentons pour le multiplier. Ainsi, il ne minimise pas ce que nous avons entre nos mains.

Cette scène peut être lu comme une véritable Eucharistie. Jésus se mit à enseigner, renvoie à la Liturgie de la Parole ; il prit les 5 pains et les deux poissons, il prononça la bénédiction et rompit les pains, renvoie à la Liturgie Eucharistique.

Cette invitation de Jésus nous rejoint dans notre quotidien : combien de fois ne disons pas que «je n’ai pas assez de compétence, je n’ai pas de talents» pour réaliser ceci ou cela. Et Jésus en nous écoutant dire cela, il nous répond : «Donne- moi ce que tu as, confie-le-moi et tu verras». Ce que nous avons peut sembler insignifiant : un engagement limité, un geste de solidarité modeste, un temps limité. Mais entre les mains de Jésus, ce qui est insignifiant prend une proportion considérable. L’amour partagé ne diminue jamais mais il grandit, il s’étend, il se multiplie. Le miracle dans ce contexte a été rendu possible par le geste du partage. Dans l’évangile de Saint Jean qui rapporte également l’épisode de la multiplication de pain, les apôtres disent à Jésus qu’il y a un garçon qui a 5 pains et 2 poissons. C’est la générosité de ce garçon qui va permettre à Jésus de prendre le repas d’une personne pour le bénir afin de nourrir les foules.

Au-delà du pain, il y a d’autres faims : faim de sens, faim de Dieu, faim de paix… Face à ces réalités humaines, nous n’avons pas à les fuir ni à dire que cela ne nous concerne pas. C’est notre mission de chrétien, oser entendre cet appel libérateur : donnez-leur vous-mêmes à manger. C’est une invitation à ne pas fuir notre responsabilité mais à faire quelque chose tant soit peu. Comme ces foules dans l’attente d’une guérison, d’une direction à suivre ou en quête du sens, nous voudrions travailler en Église, c’est-à-dire avec Jésus pour rassasier les faims de notre monde.

Dominique

Présente sur les deux plates-formes, l’aumônerie catholique reste à votre disposition.

PARIS CDG

Chapelle du Terminal 2 F en zone publique : célébration eucharistique les dimanches          à               11h30,  le            mercredi             et vendredi à 12h15.

Il existe toujours la possibilité d’organiser une messe à condition de contacter bien à l’avance le P. Piotr.

Chapelle du Terminal 1 : Messe tous les lundis en zone publique à 12h 15.

Père Piotr Andrzejewski  piotr.andrzejewski@adp.fr Diacre Cyril de Castellan               cyril.decastellan@adp.fr Sœur Céline Dsouza       Celine.DSOUZA@adp.fr

Adresse mail de l’Aumônerie CDG : aumonerie.roissycdg@gmail.com

PARIS ORLY

Au niveau 2 d’Orly 4, à la chapelle (presque en face de l’espace détente qui remplace le Mac Do) et au bureau d’accueil (mezzanine) ainsi qu’à Orly 2 (niveau 0 porte 22 A).

Les célébrations eucharistiques ont lieu chaque mercredi, vendredi et dimanche à 12h00 à la chapelle et tous les mardis au T4 en zone réservée à côté des salons

Accueil de groupes et célébrations sur demande.

Père Dominique NDJOKO              Dominique.NDJOKO@adp.fr Diacre Michel PAPOUH               Michel.papouhkho@adp.fr Sœur Thérèse Dembele           therese.dembele@adp.fr Elise Rubal               elise.rubal@adp.fr

Adresse mail de l’Escale : aumonerie.catho.orly@gmail.com

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