Nous étions pécheurs et ennemis de Dieu.

Nous étions pécheurs et ennemis de Dieu.

 La Rédemption ne nous libère pas seulement du péché, elle ne nous réconcilie pas seulement avec le Seigneur : elle fait de nous des fils, nous fait don d’une Mère, celle-là même qui a engendré le Verbe, dans l’Humanité. Est-il plus grand débordement, plus grand excès d’amour ? (Amis de Dieu, nos 275-276)

Placée au 1er janvier, la fête de Marie Mère de Dieu « est destinée à célébrer la part qu’a eue Marie au mystère du salut et à exalter la dignité particulière qui en découle. (…) Elle constitue par ailleurs une excellente occasion pour renouveler notre adoration au Nouveau-Né, Prince de la Paix, pour écouter à nouveau le joyeux message des anges (cf. Lc 2, 14), pour implorer de Dieu, par la médiation de la Reine de la Paix, le don suprême de la paix. » – (Saint Paul VI – Exhortation apostolique Marialis Cultus)

Confions à Marie cette année qui vient, avec nos attentes et nos inquiétudes, pour la vivre avec elle et comme elle, dans la confiance et dans l’espérance, dans la certitude profonde que Dieu ne nous abandonnera jamais et qu’il saura faire tout concourir à notre bien (cf. Rm 8,28) car, en son Fils, Il est véritablement l’Emmanuel, « Dieu avec nous » (cf. Mt 1, 23) !

3 janvier : Solennité de L’Épiphanie

Épiphanie : manifestation d’une réalité cachée. La royauté du Christ est une royauté cachée, dans le silence et l’humilité d’une étable. Mais Marie savait déjà, ou plutôt, elle avait accueilli le message : « Tu vas concevoir et enfanter un fils (…) Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David (…) et son règne n’aura pas de fin » (Lc 1, 31-33). Joseph aussi : « Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit-Saint ; (…) c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1, 20-21). Et les bergers : « Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur » (Lc 2, 11). Et voici que se joignent à eux ces Mages venu de loin, avant-garde des nations païennes : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile en Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui » (Mt 2, 2). Cette arrivée des Mages réaffirme la vocation universelle de cette manifestation de l’incarnation de Jésus Sauveur et du message évangélique.

Nous aussi, nous savons, comme Syméon : « Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël » (Lc 2, 30-32). « [N]ous connaiss[ons] celui qui existe depuis le commencement » (1 Jn 2,13). Alors accueillons son message et mettons-nous en marche pour louer et servir notre Sauveur.

25 janvier : Conversion de Saint Paul, Apôtre

Imbu de ses convictions et convaincu de la parfaite légitimité de son combat contre les disciples de Jésus, Paul est saisi par le Christ sur le chemin de Damas et se fait renverser dans ses certitudes. Après trois jours de cécité, il fut baptisé et développera un zèle ardent au service de la propagation de la foi.

« C’est ainsi que je me rendis à Damas avec pleins pouvoirs et procuration des grands prêtres. En chemin, vers midi, je vis, venant du ciel et plus éclatante que le soleil, une lumière qui resplendit autour de moi et de ceux qui m’accompagnaient. Tous nous tombâmes à terre, et j’entendis une voix qui me disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? – Je suis Jésus, que tu persécutes. Mais relève-toi. Je te suis apparu pour te destiner à être serviteur et témoin de la vision dans laquelle tu viens de me voir. Je t’envoie vers les nations païennes, pour leur ouvrir les yeux, afin qu’elles reviennent des ténèbres à la lumière et de l’empire de Satan à Dieu. » – (Ac 26, 12-18).

Implorons l’Esprit Saint par l’intercession de Saint Paul pour la conversion du cœur et de l’intelligences de ceux qui aujourd’hui encore persécutent les Chrétiens.

La conversion de saint Paul par Laurent de la Hyre