24 mai : Dimanche de la Pentecôte«
Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » – Jn 14, 26Le jour de la Pentecôte, l’esprit de Dieu, promis par Jésus descend sur la maison où sont réunis les disciples ; évènement décisif par lequel l’Église est définitivement établie : baptisés dans l’Esprit, nous vivons désormais en Dieu, par Lui, avec Lui et en Lui…Pour que ton règne vienne !Je crois, Jésus, que Tu reviendras dans la gloire et que ton règne n’aura pas de fin.Dans un commentaire de Jn 14, 19-26, le Père Jean-Baptiste Masson nous explique que ton Royaume, Seigneur, doit tout changer, mais que si ton invitation à y entrer s’adresse à tous, son avènement passera par l’accueil personnel que chacun d’entre nous Te réservera dans son cœur : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
»Ton royaume est présent en chacun d’entre nous, prêt à être stimulé par l’Esprit que Tu nous envoies.Je le sais, Seigneur, sans Toi je ne peux rien faire, mais Tu attends de moi que j’accepte de faire le premier pas avec Toi pour ensuite « passer à la vitesse supérieure ».Tu frappes à ma porte et tu n’attends qu’une chose, Tu ne désires qu’une chose : que je t’ouvre… et Tu feras chez moi ta demeure.Accepter que quelqu’un entre dans notre vie n’est pas sans incertitude ; l’interrogation et le doute font hésiter, tergiverser…Donne-moi, Seigneur, par ton Esprit-Saint, le désir de T’accueillir et la force de Te dire oui.William Holman Hunt, La lumière du monde, 1853-1854, Keble College, Oxford. domaine publicOn a fait remarquer à l’auteur que la porte ne comportait pas de poignée à l’extérieur. Le peintre a expliqué qu’il n’y en avait pas besoin, le Christ frappe à notre porte et attend qu’elle Lui soit ouverte de l’intérieur !
La végétation devant la porte laisse penser que celle-ci est restée fermée depuis longtemps.Lundi de Pentecôte : Fête de Marie Mère de l’ÉgliseCe titre remonte à l’époque de l’Antiquité, mais n’a été officiellement proclamé qu’en 1964 par le pape Paul VI dans l’encyclique Lumen Gentium : Marie est la mère de tout le peuple de Dieu, aussi bien des fidèles que des pasteurs.« Contrairement aux disciples, Marie n’a jamais quitté son Fils Jésus sur le chemin de la Croix : là, Jésus confie à sa Mère le « disciple bien-aimé » (et vice versa). Marie affronte ce moment avec une grande dignité, elle ne fuit pas devant les événements de la vie, mais elle se « tient debout ». Marie est invitée par son Fils à dire un nouveau « Me voici », un nouveau « oui », plus convaincu et plus mûr. « Se tenir sous la croix » mûrit son expérience de foi et de maternité, la rendant capable d’aller plus loin.Au fond, dès le début, le cœur de Marie était rempli de questions : « Elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. » (Lc 1, 29). Également devant Siméon, des questions surgirent en elle : « cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » (Lc 2, 34-35) : Marie et Joseph « s’étonnaient de ce qui était dit de lui » (Lc 2, 33).
Le « Me voici » de Marie n’est pas une fois pour toutes, mais il grandit, mûrit à travers les événements de la vie, y compris ceux de la « Croix », où Marie « se tient » . Ici, dans cette fidélité accomplie, Marie reçoit une nouvelle mission, une sorte de « supplément » de maternité, au point de devenir « Mère de l’Église ». Mère, parce qu’elle nous régénère dans la grâce, afin que nous apprenions à grandir dans la stature du Christ (cf. Ep 4, 7-13).De même que Marie a su se « tenir » sous la Croix, sans éviter ni fuir la difficulté de comprendre et de souffrir, de même Marie, Mère, saura se « tenir » aux côtés de chacun de ceux dont son Fils a fait ses enfants. Cela nous incite à savoir l’invoquer comme « Mère de l’Église ».www.vaticannews.va
